Crédit photo © © photo - Alex Ronsdorf

Aujourd'hui, on voudrait vous dire ...

… qu’il faut parfois déconstruire pour pouvoir reconstruire.

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Il y a quelques années, j’ai fait un voyage. J’y ai fait une rencontre. Une rencontre qui a changé ma vie. Et du jour au lendemain, j’ai pris un autre chemin. J’ai donné une autre direction à ma vie.

Sur ce chemin – petit à petit, jour après jour, rencontre après rencontre – j’ai semé des choses. J’ai déposé des choses. Des petites choses. Des choses énormes. Des opinions, des certitudes, des croyances. Des choses dont on m’avait bourré le crâne depuis toujours. Des peurs aussi. Un tas de peurs. Celles des autres que je m’étais appropriées. Celles de mes parents. Celles de mon enfance. Celles de mon histoire. Celles de tous. Toutes ces peurs qu’on avait collées sur moi depuis toujours. Et qui, pour certaines, sont toujours là. Des choses qu’on a voulu me faire croire, me faire avaler, me faire adopter. Des choses qui nous ont conditionnées, ma vie et moi, et qui ont crée, année après année, « mon » identité. Cette belle image que je me donnais à moi-même et que je donnais au monde. Pour être aimée, désirée et acceptée.
Puis sur le chemin, je me suis arrêtée, j’ai pris de la distance et j’ai observé. Alors j’ai compris que je devais défaire tout ce que j’avais fait. Que je devais démonter tout ce sur quoi j’avais construit ma vie. Que je devais désassembler. Démêler. Dénouer. Délier. Séparer. Enlever. Pour pouvoir assembler autrement. Que je devais renverser tout ce que j’avais construit. Pour pouvoir bâtir différemment. En fait, que je devais détruire pour pouvoir reconstruire.
Et puis, il y a quelques semaines, j’ai sauté.
J’ai sauté dans le vide.
Je me suis lâchée des deux mains.
J’ai quitté tout ce que je connaissais. Tout ce que je savais. Tout ce que j’avais.
J’ai quitté mon métier sans savoir vraiment ce que j’allais faire. J’ai quitté mon appartement sans vraiment savoir où j’allais vivre. J’ai changé de pays. Un pays où je ne parle pas la langue. Un pays où je ne connais personne.
Immédiatement, mon réflexe a été de me raccrocher à d’autres choses. A des projets qui n’étaient pas forcément les bons ou projetés de la bonne façon. A des personnes qui n’étaient pas forcément les bonnes. En sautant, j’ai tout de suite essayé de rattraper une branche pour ne pas tomber. Pour ne pas tomber dans le vide. Parce que j’ai peur du vide. On a tous peur du vide.
Ce que j’ai compris et ce que je voudrais partager avec vous aujourd’hui, c’est qu’il faut accueillir ce vide quand il se présente à nous. Qu’il ne faut pas en avoir peur. Que contrairement à ce que l’on pourrait croire, le vide est là pour nous soutenir. Et nous aider. Qu’on ne peut pas se remplir de beau et de nouveau si on ne se vide pas de l’ancien, de ce qui est révolu, de ce qui ne nous appartient plus. Que quand le vide est là et qu’on a le courage de l’embrasser plutôt que de lui tourner le dos, cela veut dire qu’on décide de donner une autre dimension à sa vie. Cela veut dire que tout est à imaginer. Que tout est à penser. Que tout est à créer. A recréer. Que tout est devant. Que tout est possible.
Aujourd’hui, ma vie ressemble à un chantier de construction. Mais c’est seulement en tout démolissant que je vais pouvoir reconstruire ma vie comme je l’entends. Avec mes bases, mes fondations, mes idées, mes croyances, mes intentions. A moi.
Aujourd’hui, on voudrait juste vous dire que si vous aussi vous êtes face au vide, que si vous aussi vous vous obstinez à vous accrocher, vous devez lâcher. Même si vous avez peur. Parce que c’est la seule manière d’apprendre à voler. A voler avec vos propres ailes. Pour aller dans votre propre direction.
C’est du vide qu’est né le monde. C’est du vide qu’est arrivée la vie. C’est à partir du vide que l’on crée. Alors laissez le vide être la fondation de ce que vous voulez créer.
« Accepte de mourir à ce que tu n’es plus, pour laisser la part belle à celui que tu deviens. » Arnaud Riou.
On vous aime les Allumé(e)s. A l’infini.

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