Crédit photo © Hélène Gadoury Photography

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La première fois

Crédit photo © Hélène Gadoury Photography

Je me souviens de la première fois que j’ai posé mes mains sur mon utérus. Je me souviens de la surprise d’abord, puis du vide, de l’absence, du froid et des sensations imperceptibles. Je me souviens de la curiosité aussi, de la timidité peut-être et puis de la honte cachée derrière. Ce jour est inscrit dans mes cellules. Car il a marqué l’entrée sur un chemin. Un chemin sinueux, difficile et douloureux. Sur lequel il m’a fallu accepter de ne plus rien savoir, de n’être plus personne et d’oublier qui je m’appliquais à devenir pour revenir à ce que j’avais toujours été, en essence. Ce chemin m’a permis de réaliser qu’en fait je n’étais pas séparée mais que j’étais partie intégrante. Il m’a appris que je n’étais pas fragmentée mais que j’étais complète, que je n’étais pas petite mais que j’étais infinie. Et que toutes les empreintes de mon histoire ne pouvaient finalement m’atteindre puisque quelque part il y a un amour supérieur qui me protège et que c’est de cette vibration que je suis venue à la vie.

Ces derniers temps j’ai eu envie de tout arrêter, de revenir à une vie plus simple, plus petite, de me nourrir des quelques personnes qui vivent à mes côtés, de la nature et de me couper de cette toile virtuelle trop grande dans laquelle je me perds.

Mais hier une voix m’a rappelé la raison pour laquelle je suis là, pour laquelle mon âme avait choisi cette vie, cette famille, cette histoire. Et qu’il n’y avait rien de plus important que d’être au service de l’amour. Parce que c’est bien pour cela que je suis ici. Pour apprendre à aimer malgré les drames et la violence du passé. Pour apprendre à aimer même quand le coeur se déchire, même quand ça fait trop mal, même quand le monde qui m’entoure devient fou. Parce que c’est bien de cela que l’on parle. Parce qu’il n’y a pas de différence entre éveiller son ventre et ouvrir son coeur. Entre oser sa puissance et réapprendre à aimer.

Peu importe que nous soyons nouvelles sur ce chemin ou que nous soyons initiées. Peu importe que le voyage soit douloureux ou que le passage semble impénétrable, le trésor qui se trouve de l’autre côté ne porte pas de nom tant il est immense.

Et je souhaite à toutes les femmes de ce monde de le trouver car c’est un cadeau incommensurable de connexion, de présence, de coming home qui nous attend à un niveau qui ne peut être atteint que si l’on s’est guéri soi-même et que l’on se sent suffisamment en sécurité pour habiter à nouveau notre ventre.

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