Crédit photo © une sœur de cercle avec ma chère Hélène Gadoury Photography lors de la retraite « Gardiennes de la Terre » au Portugal ~ avril 2021

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Être sœurs

Crédit photo © une sœur de cercle avec ma chère Hélène Gadoury Photography lors de la retraite « Gardiennes de la Terre » au Portugal ~ avril 2021

Pendant longtemps j’ai eu peur des autres femmes. J’ai eu peur de ne pas avoir ma place à leurs côtés. De briller moins fort. D’être moins qu’elles. Pendant longtemps je ne me suis pas sentie en sécurité auprès d’elles. J’ai voulu les fuir parfois ou les écraser.
J’ai longtemps porté cette ombre qui m’empêchait de leur ouvrir mon cœur. De les regarder dans toute leur lumière et leur beauté. De simplement apprendre à les voir rayonner et à les aimer.

Il m’a fallu des années pour leur faire confiance, retirer mes masques devant elles, m’abandonner à leurs côtés. Ne plus craindre qu’elles me prennent quelque chose. Parfois encore il m’arrive de me comparer. De me sentir petite, invisible. De penser qu’à côté d’elles je ne suis pas assez. Et si mon âme m’a guidée jusqu’ici aujourd’hui pour leur prendre la main et les accompagner, je sais que c’est pour regarder cette blessure et apprendre à la cicatriser. Car elle est si grande, si profonde, si ancienne.

Aujourd’hui je sais aussi que c’est à cet endroit que nous devons aller pour apprendre à nous aimer. Vraiment. À être vraies. À être ensemble.

La sororité ce n’est pas réussir à aimer l’autre tout le temps, dans la douceur et la bienveillance. C’est aussi regarder là où l’on a eu mal, là où l’on n’a pu su écouter, soutenir, accepter et être là pour l’autre. C’est poser de l’amour sur toutes les fois où l’on n’a pas su s’aimer et être des sœurs. Et se pardonner pour cela. C’est traverser les ténèbres et choisir d’avancer main dans la main pour la lumière. C’est toucher cette vérité-là. Regarder la face cachée. Et y voir aussi de la beauté.

Bercer tout ce qui nous a séparées. Inviter la comparaison à nous parler. Attendrir la peur de ne pas être assez. Inviter dans la danse toutes ces ombres. Pour enfin pouvoir se dire, le cœur ouvert et les armes aux pieds; « Pardonne-moi. Je te vois. Je suis là. Et je sais. »

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